Verdun sur Garonne

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L'histoire de Verdun

Les recherches archéologiques réalisées sur le site et dans ses environs immédiats attestent d’une très ancienne présence humaine agglomérée et le toponyme d’origine gauloise en apporte la confirmation. L’existence de Verdun en tant que ville est prouvée par les textes anciens dès le dixième siècle.

Au milieu treizième siècle, Verdun est le siège d’une importante baylie regroupant 44 communautés, puis sera élevée en 1278 au rang de jugerie. En 1469 elle est jumelée à la jugerie de Rivère, pour former le Pays de Rivière-Verdun, pays d’État disposant d’une assemblée régionale pour sa gestion.
Verdun-sur-Garonne a vécu les guerres du Moyen âge puis celles de Religions où elle prit le parti de la Ligue, mais ne subit jamais de siège vraiment dévastateur.

Le 16 avril 1789 se tint à Verdun l’assemblée générale des trois ordres de l’ensemble du Pays de Rivière-Verdun, chargée de rédiger les cahiers de doléances devant être présentés à Versailles.
Après la révolution, Verdun perd quelque peu de son importance administrative pour devenir le chef lieu de canton qu’il est à ce jour.

 

"La Berdunenco" chanson en langue d'Oc
du félibre verdunois Henri Jauvert (1851-1926) - Extraits

Al prèp de tu, mon pais, tot m'agrada
Auprès de toi, mon pays, tout me plaît

La pimpanèla e la tuta del grilh
Les fleurettes et le trou du grillon

De ton bladet la cambeta daurada
De ton blé la petite jambe dorée

De ton cèl l'azurat escampilh
Et de ton ciel l'azur d'estampe

De ton castèl aimi la tor novèla
De ton château j'aime la tour nouvelle

Et la Garona e son pont mervelhos
Et ta Garonne et son pont merveilleux

Tos platanes a la flaja tan bèla
Tes platanes à la ramure si belle

Ton vièlh relotge e ton barri joios
Ta vieille horloge et ton faubourg joyeux.

Antoine le Verdunois,
soldat de la nouvelle France

Si Verdun fut de tout temps terre d’accueil, à l’inverse des verdunois ont quitté le pays natal pour aller voir « si l’herbe était plus verte » sous d’autres cieux. Le cas le plus notable est celui d’Antoine Theroux qui, à peine âgé de 18 ans, s’engagea en 1693 dans les Compagnies Franches de Marine pour aller Outre Atlantique défendre la Nouvelle France, c’est à dire le Québec d’aujourd’hui. Il y demeura et fit souche, à un tel point qu’il ne se passe pas une seule année sans que l’un ou l’une de ses descendants ne vienne, du Canada ou des Etats Unis, rendre visite ici au pays natal du prolifique ancêtre.

Comme Paul Théroux et son fils Marcel, américains descendants d'Antoine, venus visiter la terre de leur ancêtre et la plaque commémorative en l'église Saint-Michel.  Paul est écrivain aux Etats-Unis ; plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma dont « Mosquito Coast » avec Harrison Ford. Marcel est lui aussi écrivain, couronné récemment d’un prix littéraire en Angleterre.